Les Laboratoires 

– d’Etudes et de Recherches sur l’Interculturel. LERIC. URAC 57 (Faculté des Lettres et des Sciences Humaines. Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida),

– Langues, Littératures, Arts et Cultures. LLAC. (Faculté des Lettres et des Sciences Humaines. Université Mohammed V de Rabat),

– Didactique, Littérature, Langage, Arts et Tice. DiLiLarTice (Faculté des Lettres et des Sciences Humaines. Université Ibn Toufaïl de Kénitra)

l’Ecole de Gouvernance et d’Economie. EGE (Université  Mohammaed VI Polytechnique)

organisent les 12, 13, 14 et 15 mars 2019 un colloque international sous le thème:

 Abdelkébir Khatibi : cheminement et empreintes

Par ce colloque, les organisateurs veulent rendre hommage à ce grand esprit qu’est Abdélkébir Khatibi, en commémorant le dixième anniversaire de sa disparition.

Argumentaire

Parce qu’il est né le jour de l’aïd-el-kébir, Khatibi se prénomme Abdelkébir. Entre la fête du sacrifice – ou la Grande Fête – et le sens qu’évoque son patronyme, il n’y pas de lien visible. C’est dans l’invisible, l’implicite ou la nécessité de la réinvention de soi que le jeune auteur flaire le lien. Il vouera toute sa vie à traquer le mystère dont il porte le sceau : un quêteur de signes qui, à son tour, laissera des empreintes de son passage, un penseur à la recherche d’une connexion avec le monde pour en saisir les sens, les significations et l’épaisseur anthropologique

L’écriture plurale de Khatibi déroute, dérange, interpelle du fait qu’elle se situe entre « recherche sociale et création littéraire ». On l’a qualifiée de « giratoire », de « volatile », d’« oblique »… car elle est travaillée en profondeur par une quête continuelle et un infatigable questionnement. Elle est à la fois exigence, ascèse et jouissance. En effet, écrire pour le penseur de l’aimance, c’est vivre l’expérience de l’écart et du décentrement, c’est être dans le risque du langage, de l’inconnu des formes à faire advenir, de l’ailleurs de la pensée. Qu’il soit poétique, narratif ou essayistique, le geste scriptural de Khatibi investit en permanence l’interstice de l’intellect et de l’affect. Le lire aujourd’hui, suppose un cheminement intellectuel similaire au sien. Cela implique la mise en tension des modes et des codes, la poursuite des traces et des empreintes pour lier ensemble ce que les systèmes et les idéologies séparent, catégorisent et figent. L’auteur fait rencontrer ce qui, sans le travail de l’aimance ne peut jamais être uni. « L’étranger professionnel » qu’il est, effrite les identités figées, et dans un mouvement d’empathie crée de nouveaux liens.

Interroger Khatibi à partir de son écriture, de ses lieux de langage, de son imaginaire, c’est tenter d’appréhender les « forces de vie » qui l’animent. Approcher cet univers d’« images », de « signes », de « traces », de « lettres », et de « marques », c’est tenter de mettre en lumière ce qui les unit souterrainement et s’aventurer à re-découvrir le  cheminement de la pensée, de l’émotion et du dire d’un auteur polygraphe.

L’empreinte laisse entendre une présence qui fut et qui n’est probablement plus. Ce qui reste du passage d’un être après son départ. C’est le signe d’un manque et la marque d’une absence. Mais cette marque est aussi comme une griffe qui fonde certains parcours. C’est cette double figure qu’il faut retrouver aujourd’hui, réexaminer, éclairer de nouveau comme héritage silencieux, héritage sans testament. 

Par ce colloque, nous voulons rendre hommage à ce grand esprit qu’est Abdélkébir Khatibi, en commémorant le dixième anniversaire de sa disparition. Les spécialistes et les jeunes chercheurs qui s’intéressent à son œuvre sont invités à présenter des interventions dans les champs – non limitatifs – suivants :

1- Champs esthétiques : production et réception (arts; critique, littérature, …)

2- Pluralité des voix (langues; spiritualité, …)

3- Mutations et hybridité (société; corps; identité, …)

Date à retenir

Frais d'inscription

Diffusion de l’appel à communications : fin aout 2018

Date limite de soumission des propositions de communication : 15 novembre 2018

Avis d’acceptation : 30 novembre 2018

Date limite de soumission des textes définitifs : 17 février 2019

Colloque : 12, 13, 14 et 15 mars  2019

Frais d’inscription

– 120 € / (doctorants : 80 €)

Les frais d’inscription couvrent

–       l’hébergement (du 11 au 15 mars, soit 5 nuitées (à El Jadida 2, à Rabat 2, à Kénitra 1)

–       les repas (du mardi au vendredi)

–       le diner gala du vendredi soir

–       le transport de l’hôtel aux lieux des colloques, entre les sites : El Jadida/Rabat/Kénitra

–        la documentation du colloque

–       les pauses café,

–       la publication des textes retenus par le comité scientifique.

Comité scientifique

Hedia ABDELKEFI (Université de Tunis El Manar. Tunisie),

Amina ACHOUR (Chercheure indépendante. Rabat. Maroc),

 Mohammed AIT RAMI (Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida. Maroc),

Abdallah ALAOUI MDAGHRI (Université Mohammed V de Rabat. Maroc),

Abdallah BAIDA (Université Mohammed V de Rabat. Maroc),

Kacem BASFAO (Université Hassan. Casablanca. Maroc),

Habib BEN SALHA (Université de la Manouba. Tunis. Tunisie),

Charles BONN (Université de Lyon 2. France),

Ijjou CHEIKH MOUSSA (Université Mohammed V de Rabat. Maroc),

Alfonso DE TORO (Université de Leipzig. Allemagne),

Sanae GHOUATI (Université Ibn Toufaïl de Kénitra. Maroc),

Marc GONTARD (Université de Rennes 2. France),

Abdelkhaleq JAYED (Université Ibn Zohr d’Agadir. Maroc),

Salima KHATTARI (Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida. Maroc),

Abdelouahad MABROUR (Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida. Maroc),

Leonor MERINO GARCIA (Université Autonome de Madrid. Espagne)

Hassan MOUSTIR (Université Mohammed V de Rabat. Maroc),

Khalil MGHARFAOUI (Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida. Maroc),

Najlae NEJJAR (Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida. Maroc),

Sanae OUARDIRHI (Université Ibn Toufaïl de Kénitra. Maroc),

Khalid RIZK (Université Ibn Toufaïl de Kénitra. Maroc),

Abdellah ROMLI (Université Ibn Toufaïl de Kénitra. Maroc),

Abderrahmane TENKOUL (Université Ibn Toufaïl de Kénitra.Maroc),

Hassan WAHBI (Université Ibn Zohr d’Agadir (Maroc),

Youssef WAHBOUN (Université Mohammed V de Rabat. Maroc),

Jean ZAGANIARIS (Ecole de Gouvernance et d’Economie de Rabat. Maroc),

Khalid ZEKRI (Université Moulay Ismaïl de Meknès. Maroc).

Comité de suivi

 Ijjou CHEIKH MOUSSA (Université Mohammed V de Rabat. Maroc),

Sanae GHOUATI (Université Ibn Toufaïl de Kénitra. Maroc),

Abdelouahad MABROUR (Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida. Maroc),

Khalil MGHARFAOUI (Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida. Maroc),

Najlae NEJJAR (Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida. Maroc),

Jean ZAGANIARIS (Ecole de Gouvernance et d’Economie de Rabat. Maroc),

Comité d'Organisation

Mohammed AIT RAMI (Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida. Maroc),

Ijjou CHEIKH MOUSSA (Université Mohammed V de Rabat. Maroc),

Sanae GHOUATI (Université Ibn Toufaïl de Kénitra. Maroc),

Salima KHATTARI (Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida. Maroc),

Abdelouahad MABROUR (Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida. Maroc),

Khalil MGHARFAOUI (Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida. Maroc),

Najlae NEJJAR (Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida. Maroc),

Jean ZAGANIARIS (Ecole de Gouvernance et d’Economie de Rabat. Maroc),